Prélude à la mission Vénus Express : étude de l'atmosphère par spectro-imagerie infrarouge
| Auteur / Autrice : | Emmanuel Marcq |
| Direction : | Thérèse Encrenaz |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Astrophysique et méthodes associées |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Paris 7 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L'opacité du CO2 de l'atmosphère de Vénus est assez faible dans certaines fenêtres spectrales pour permettre au rayonnement thermique nocturne issu des couches profondes (de 25 à 40 km) et chaudes de parvenir jusqu'à nous. Son spectre vers 2,3 microns fournit un moyen unique d'étudier la composition sous les ''épais nuages, notamment en composés mineurs (CO, OCS, H2O, SO2) dont les variations locales nous renseignent sur la dynamique atmosphérique profonde et sur la chimie de l'atmosphère (voire la possible activité géologique de Vénus). Le début de Venus Express'', crémière mission spatiale depuis la découverte de cette émission infrarouge nocturne, a donc motivé ce travail préparatoire effectué en thèse : avec les spectres obtenus par SpeX à l'IRTF d'Hawaii, nous avons dispose de données similaires à celles attendues de l'instrument spatial VIRTIS-H. Ces observations furent menées lors des périodes de quadrature favorables de 2003 a 2005. Grâce au modèle numérique de transfert radiatif déyeloppé par B. Bézard, nous ayons alors développé des algorithmes permettant de retrouver efficacement les abondances et gradients verticaux, le rapport isotopique de l'eau et l'opacité nuageuse inférieure. Ceci nous permit de confirmer l'enrichissement en CO vers les hautes latitudes et de découvrir des variations anti-corrélées en OCS et une variabilité associée des gradients verticaux, interprétées qualitativement par la dynamique. L'abondance en eau et son rapport D/H ont en outre été mieux précisées. Nous appliquons enfin des méthodes semblables aux premières données de VIRTIS, confirmant certains de ces résultats.