La quête de professionnalisation de la médecine d'urgence
| Auteur / Autrice : | François Danet |
| Direction : | Dominique Lhuilier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Paris 7 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L'objet de cette thèse est la quête de professionnalisation de la médecine d'urgence. Le cadre théorique articule les dimensions psychologiques, psychanalytiques, sociologiques, historiques et politiques du travail et de la professionnalisation de la médecine d'urgence. La méthodologie de cette recherche s'appuie sur la lecture d'ouvrages et documents sur l'hôpital et la médecine, l'observation participante active au sein de services d'urgence et de spécialité, et des entretiens semi-directifs et informels avec des personnels médicaux et paramédicaux de services d'urgence et de spécialité. La thèse : La médecine d'urgence accueille, tente de soigner et oriente le reste des problèmes cliniques et non cliniques que la médecine hospitalière classique voire d'autres institutions ne souhaite pas ou plus traiter. Immergés dans une atmosphère traumatique qui grève leurs capacités de distanciation, les urgentistes élaborent des axes de travail innovants pour construire une réponse, trouver des voies de dégagement, et élaborer des mécanismes de défense face à chaque demande. En difficulté pour accéder au statut de médecin spécialiste, ils se tournent vers leurs interlocuteurs institutionnels locaux et médiatiques et politiques nationaux pour élaborer une dramaturgie du risque, qui garantisse leur titularisation et la croissance de leurs services. Du « sale boulot » dont ils s'acquittent, à la démocratisation de la médecine qu'ils promeuvent, ils dévoilent et incarnent les paradoxes habités par le système de soins français, qui oscille entre l'accueil tous azimuts et l'hyperspécialisation.