Thèse soutenue

Egée et Italie méridionale dans la deuxième moitié du second millénaire av. J. -Chr. : l'archélogie d'un mythe à travers la mémoire d'anciennes écritures

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Auteur / Autrice : Isabelle Martelli
Direction : Alexandre FarnouxMario Negri
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art et archéologie
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Paris 4 en cotutelle avec Libera università di lingue e comunicazione IULM (Milan, Italie ; Feltre, Italie)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris1992-....)

Résumé

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Dresser un bilan archéologique des recherches de ces vingt dernières années nous a semblé nécessaire tant les données de terrain sont en constante évolution en Italie méridionale. Ces récentes trouvailles, rondelles et tessons gravés (Monte Grande), ne pourraient-elles pas cons-tituer les «realia» de navigations commerciales égéennes ? La documentation céramique agri-gentine nous semble constituer un appui à la « légendaire » thalassocratie crétoise. L’épisode de Minos en Sicanie pourrait se placer à la période finale de la culture de Castelluccio comme le suggérait L. Bernabò Brea. Complémentaires à ce cadre d’échanges nous disposons des trouvailles du village préhistorique de Portella et de l’archipel éolien. Les nouveaux «contras-segni» de Portella viennent confirmer les connaissances du corpus céramique de l’archipel. Les deux tessons de pithoi égéo-chypriotes retrouvés à Portella permettent d’insérer ces contenants dans un cadre d’échanges vers l’occident. La découverte à Briatico (Vibo Valen-tia) d’un sceau de «type minoen» (mobilier funéraire) attesterait pour la Calabre également des échanges avec le monde égéen. La présence dans le mobilier funéraire de figurines dites à cloche avec fusaïoles du Protogéométrique et Géométrique (Attique et Eubée) nous porte à croire à l’existence d’une divinité dédiée au tissage. Cette divinité qui serait documentée dans le monde grec (figurine « à cloche » provenant de la Béotie) nous conduit à retenir l’hypothèse proposée par M. Maaskant Kleibrink d’une «House of Weaving» et d’une divinité du tissage à Francavilla Marittima dés la fin du VIIIe s. Av. J. -Chr. Les labyrinthes des poids de tisserands de F. Marittima témoignent la complexité des échanges avec le monde grec.