Thèse soutenue

Réformisme et esclavage à Cuba (1835-1845)

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Auteur / Autrice : Karim Ghorbal
Direction : Bernard Lavallé
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études hispaniques et latino-américaines
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Paris 3

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Au cours des années 1835-1845, le système esclavagiste qui atteint son apogée à Cuba, détermine et façonne l’idéologie des créoles réformistes. L’esclavage met en exergue les contradictions et les limitations du mouvement réformiste, intégré par des intellectuels, des fonctionnaires et des esclavagistes « progressistes », issus d’horizons hétérogènes sur le plan géographique, mais qui se rejoignent au moment de condamner le trafic négrier et dans leur rejet de l’abolition. Dans une attitude bourgeoise, les réformistes cubains tentent d’imposer un nouveau système de travail basé sur le salariat, sans succès. Face à une population esclave toujours plus nombreuse, les créoles réformistes sont bridés dans leurs aspirations politiques. Leur posture hostile à la traite suscite le courroux des négriers, des esclavagistes « conservateurs » et des autorités coloniales qui fomentent une campagne diffamatoire à leur endroit, dont la conspiration de La Escalera est l’aboutissement.