Thèse soutenue

Relation entre scoliose idiopathique et pratique d'activités physiques et sportives

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Auteur / Autrice : Cédric Meyer
Direction : Philippe Perrin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Neurosciences
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Nancy 1

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L’influence de la pratique d’activités physiques et sportives (APS) sur la scoliose idiopathique (SI) demeure encore incertaine. Le but de cette thèse a été de déterminer l’éventuelle existence d’une relation entre ces deux éléments et, si tel était le cas, d’en définir les caractéristiques. Deux cent un adolescents porteurs de SI et un groupe témoin de 192 sujets ont complété un questionnaire à visée épidémiologique concernant la pratique d’APS. Les adolescents qui pratiquaient les activités gymniques (AG) étaient plus nombreux dans le groupe de ceux porteurs de SI que dans le groupe témoin (P < 0,001). La pratique d’AG a été choisie avant le diagnostic de la SI. De plus, puisque la pratique d’AG n’est pas considérée comme une thérapie ni comme un précurseur de la SI, la distribution observée pourrait être liée à un facteur commun qui pourrait à la fois augmenter l’incidence de la SI et favoriser la pratique des AG. La laxité articulaire (LA) pouvant être ce facteur commun, a été évaluée chez 42 adolescentes porteuses de SI, ainsi que chez 21 adolescentes d’un groupe témoin. Les patientes porteuses de SI, pratiquant ou non d’AG, présentaient une LA supérieure à celles du groupe témoin, pratiquant ou non d’AG. Les adolescents avec une importante LA pourraient s’orienter préférentiellement vers ce type de pratique en raison d’une plus grande habileté. Ainsi, la distribution plus importante d’adolescents porteurs de SI qui pratiquent des AG s’expliquerait par une LA plus grande. La pratique d’APS, incluant les AG, n’aggravant pas la SI et permettant une rééducation complète de l’adolescent porteur de SI, peut ainsi être recommandée par les médecins.