Thèse soutenue

Réponses de jeunes chênes de deux espèces (Quercus robur L. , Q. Petraea [Matt] Liebl. ) à l'hypoxie racinaire : Marqueurs physiologiques, moléculaires et génétiques de sensibilité et application à la comparaison des deux espèces

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Auteur / Autrice : Julien Parelle
Direction : Erwin Dreyer
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie végétale et forestière
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Nancy 1
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université Henri Poincaré Nancy 1. Faculté des sciences et techniques

Mots clés

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Résumé

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Le chêne pédonculé (Q. Robur) est plus tolérant à l'ennoyage racinaire que le chêne sessile (Q. Petraea). Des différences inter-spécifiques de réponse à l'ennoyage ont été détectées dans les racines fines en hypoxie au niveau de la pyruvate décarboxylase (transcrits et activité), enzyme clé de la fermentation alcoolique. Pour Q. Petraea, les activités enzymatiques du catabolisme du saccharose diminuent dans ces mêmes racines, soulignant un probable plus fort déficit en apport de carbone dans les racines. La plus forte capacité de formation de racines adventives et de lenticelles hypertrophiées de Q. Robur a été confirmée. Ces deux caractères sont liés à la tolérance des semis à l'ennoyage, bien que ces structures ne semblent pas forcément favoriser l'aération des parties souterraines. Le degré d'épinastie a été un excellent marqueur précoce de la sensibilité des semis à l'ennoyage. Chez Q. Robur, des QTL ont été détectés pour la formation de lenticelles hypertrophiées et l'épinastie. L'utilisation d'un modèle en multi-environnement a permis de suivre l'évolution temporelle de l'effet de substitution allélique de certains QTL. Ces profils suggèrent que la réponse à l'ennoyage serait contrôlée par des gènes répartis sur tout le génome et induits par l'hypoxie de manière coordonnée. L'analyse de la variabilité intra-spécifique de réponse à l'ennoyage suggère que la plus grande tolérance à l'ennoyage de Q. Robur serait plus liée à une plus grande diversité intra-spécifique résultant en une plus grande fréquence de semis tolérants et ceci malgré un fond génétique commun aux deux espèces, qu'à des caractéristiques spécifiques de chaque espèce.