La gourmandise
| Auteur / Autrice : | Virginie Delaplace-de Fozières |
| Direction : | Jean-Bernard Paturet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études psychanalytiques |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 |
Mots clés
Résumé
Eve goûta la pomme et fut bannie du Paradis. Prométhée ravit la chair aux dieux ; il déclencha leur courroux. Haensel et Gretel dévorèrent une maison de sucreries : ils durent en assumer les conséquences. Pourquoi la gourmandise s’apparente-t-elle à une faute ? Pourquoi est-elle dénigrée alors que le plaisir, la jouissance et le désir du goût semblent agir tant le corps que le psychisme du sujet et ainsi interpeller la question de l’être entre éthique et esthétique ? Ethique : la gustation intègre une notion de transgression, mais ne peut se départir de l’autre, de la loi. Au sein de la réalité, la gourmandise laisse émerger du réel, ramène le sujet à la question de l’originaire, et concomitamment, élabore le surmoi. Esthétique : entre plaisir, jouissance immédiate, jouissance de l’être et de l’avoir et le principe de réalité, la gourmandise oscille, mais se situe au-delà. Elle est une jouissance autre. Elle est révélation d’un « étant » du sujet, d’une présence et expression de don, à soi, à l’autre, expérience et création d’un « être ». Une lecture des contes, des mythes nous permettra d’étayer nos réflexions.