Thèse soutenue

Une anthropologie comparative du don et de la baraka : quelques exemples sur le maraboutisme tunisien

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Auteur / Autrice : Salem Akrimi
Direction : Richard LiogerAbdel Wedoud Ould Cheikh
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Ethnologie
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Metz
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire ERASE (Equipe d'Anthropologie philosophique) (Metz)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L'objet de cette étude est une comparaison entre le don et la baraka. Nous sommes allés à Bir El Haffey, ville se situant dans un gouvernorat du centre tunisien, le gouvernorat de Sidi Bouzid. Dans cette région subsiste un islam populaire organisé autour de la notion de baraka. La baraka est perçue comme une grâce censée imprégner les descendants du prophète de l'islam ainsi que ceux de ses compagnons. Ces descendants sont les marabouts. Guérisseurs, devins, spécialistes des génies, sorciers ou écrivains d'amulettes, l'efficacité de ces marabouts repose en grande partie sur l'héritage d'une tradition mais est également une récompense obtenue après avoir franchi l'épreuve déterminante de la maladie. Nous avons pu rencontrer plusieurs marabouts, femmes et hommes, et avons observé que les troubles qu'ils ont dû surmonter sont les mêmes que ceux qui frappent leurs patients. A Bir El Haffey ces troubles sont en particulier le mauvais œil et la possession par les génies. Nous nous sommes efforcés de démontrer que ces atteintes, tout en revêtant les traits de la condition féminine, sont la métaphore d'une crise de la transmission. Perçue comme un signe de l'élection, cette crise est non seulement au cœur du système de transmission de la baraka mais également au cœur de la religiosité populaire