Thèse soutenue

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Auteur / Autrice : Elisa Carandina
Direction : Giuliano TamaniMasha Itzhaki
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études hébraïques et juives
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Paris, INALCO

Mots clés

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Résumé

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Ce travail de recherche s’est développé dans le but d’éclaircir le lien entre le rôle de la mère et l’identité masculine dans la littérature féminine israélienne. Le projet a été construit sur la base de deux éléments : le retour du personnage de la mère et l’importance du thème de la définition de l’identité du post-sabra. La critique littéraire traite d’une manière diffuse ces deux thèmes, mais dans le panorama critique ces deux éléments restent séparés, surtout parce que le retour du personnage de la mère a été interprété principalement du point de vue de la définition de l’identité de la femme sans considérer les autres conséquences de la réécriture du mythe de la mère dans la littérature des femmes. C’est donc dans la perspective d’approfondir le lien mère-fils en tant que métaphore de la fonction nationale de la maternité qu’on a abordé la question de l’apport féminin à la définition du post-sabra. Plus précisément on a considéré la retour du personnage de la mère comme une violation de deux tabous qui, selon la critique, ont causé le refoulement de la mère dans la littérature israélienne, à savoir le modèle freudien et le paradigme culturel du sionisme. Dans cette perspective on a abordé l’analyse littéraire des textes suivants : la nouvelle Parah ‘al shem Virginia de Savyon Liebrecht ; le roman Dolly City de Orly Castel-Bloom ; le roman Hitparzut X de Edna Mazya. L’analyse des textes littéraires a été développée du point de vue de la critique littéraire féministe et plus précisément à la lumière de la définition d’écriture féminine telle qu’elle a été présentée dans les théories de l’école française des années ’70.