Etude de la durabilité de pièces thermoplastiques : application au polyoxyméthylène
| Auteur / Autrice : | Myriam Bastard |
| Direction : | Jacques Verdu |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mécanique et matériaux |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Paris, ENSAM |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La thermooxydation du polyoxyméthylène (POM) stabilisé ou pas a été étudiée à différentes températures, entre 90 et 150°C et différentes pressions d'oxygène, de 0,2 à 20 bars. Les principales caractéristiques du processus de vieillissement sont une diminution lente de la masse moléculaire accompagnée d'une perte de masse importante, fortement dépendante de la pression d'oxygène et relative rareté des produits d'oxydation (principalement formiates en bout de chaînes). Cela conduit à proposer un schéma mécanistique dans lequel des radicaux peroxyles attaquent les méthylènes de la chaîne pour donner des hydroperoxydes instables dont la décomposition conduit à la formation d'un formiate et amorce un mécanisme de dépolymérisation caractérisé par une longueur de chaîne cinétique approximativement voisine de cent. Un modèle cinétique, dérivé de ce schéma, rend raisonnablement compte de tous les résultats expérimentaux obtenus, même si des questions restent ouvertes, en particulier à propos de la stabilisation. L'analyse des mécanismes de fragilisation induite par le vieillissement suggère que le phénomène le plus important est la coupure statistique de chaîne, la rupture passant du régime ductile au régime fragile lorsque la masse molaire atteint 80 ± 20 kg. Mol-1. Il est cependant probable que l'évolution de la morphologie (réduction de la couche amorphe entre lamelles), joue également un rôle non négligeable. Une méthode non empirique de prédiction de durée de vie, fondée sur ces résultats, est proposée mais la détermination de tous les paramètres caractérisant les échantillons industriels stabilisés n'a pas pu être totalement accomplie.