Thèse soutenue

L'Ecriture d'Henri Michaux et les expériences hallucinogènes

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Auteur / Autrice : Bernard Lehousse
Direction : Jean Burgos
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Poétique et littérature
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Chambéry

Mots clés

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Résumé

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Le problème essentiel que pose la thèse est de savoir si les expériences hallucinigènes menées par Henri Michaux entre 1954 et 1961 lui ouvrent des domaines nouveaux de création, si elles vont véritablement infléchir l'écriture du poète. Les processus de création qui se manifestent dans "Moments" (1973), par exemple, coïncident-ils vraiment avec ceux que le poète attribue aux hallucinogènes et avec ceux qui apparaissent dans les productions tant verbales que picturales de cette période ? On peut se demander si après 1955 l'écriture retrouve les modalités de structuration liées à ces expériences. Ainsi, nous avons pu observer que l'exploration de la drogue ne provoque pas de véritable fracture dans la création du poète ; on ne peut pas parler de poétique de la rupture. Cependant, durant cette période, l'écriture va beaucoup plus loin, différents changements vont s'opérer : les mots et les lettres se disloquent totalement ; des traits surgissent,. . . Une écriture plus visuelle et musicale, qui se libère du verbal, va voir le jour ; le geste devient premier. Quelque chose de spécifique se manifeste donc bien suite aux expériences hallucinogènes ; c'est là une écriture qui se dégage de la "littérature". "Par la voie des rythmes" ou "Par des traits" se présentent ainsi comme un prolongement direct de ces expériences.