Plasticité post-lésionnelle du réseau nerveux respiratoire : analyse fonctionnelle et moléculaire
| Auteur / Autrice : | Stéphane Vinit |
| Direction : | Anne Kastner, Patrick Gauthier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Neurophysiologie et neurosciences |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 3 |
Mots clés
Résumé
Ce travail doctoral a permis d'étudier les phénomènes de plasticité anatomo-fonctionnelle et moléculaire survenant après lésion unilatérale cervicale de la moelle épinière. Une section latérale cervicale est suffisante pour abolir l'activité de l'hémidiaphragme ipsilatéral. Néanmoins, après un délai post-lésionnel court (7 jours), une activité phrénique ipsilatérale peut être détectée. Celle-ci dépend de voies descendantes contralatérales croisées, situées latéralement, et de voies afférentes ipsilatérales. A 3 mois post-lésionnels, cette activité est renforcée par des « nouvelles » voies descendantes spinales médianes. Au niveau moléculaire, les neurones respiratoires axotomisés (et d'autres neurones bulbaires non axotomisés) expriment c-Jun en réponse à une hémisection spinale cervicale, ce qui traduit un potentiel de plasticité intrinsèque. Dans la zone lésionnelle, les taux de certains effecteurs de plasticité (GAP-43, BDNF) sont cependant diminués. Ces résultats dans leur ensemble montrent que le réseau respiratoire développe, après lésion spinale, des processus de neuroplasticité qui pourront être exploités dans le cadre de stratégies à «vocation réparatrice ».