L’unification des filiations
| Auteur / Autrice : | Teddy Vermote |
| Direction : | Jean-Jacques Lemouland |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit privé et sciences criminelles |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Pau |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L’unification consiste à former un tout cohérent en faisant disparaître les différences. Dans cette perspective, l’unification des filiations doit, tout en gommant les distinctions, apporter une logique au droit de la filiation. L’unification est d’ores et déjà lancée. En effet, l’ordonnance du 4 juillet 2005 s’est largement inscrite dans cette voie. Néanmoins, l’objet de cette étude est de démontrer qu’il est souhaitable et nécessaire d’aller plus loin encore, sans toutefois proposer une unification réductrice et simpliste. Pour ce faire, sont successivement étudiées les fondements de l’unification, puis sa réalisation. De prime abord, l’unification peut apparaître difficile à mettre en œuvre, puisqu’un des grands principes du droit de la filiation est la présomption de paternité. De plus, d’autres freins existent. Pourtant, le renouveau des fondements structurels de la société et de la famille permet d’envisager l’unification. Il s’agit de l’effacement du mariage au profit du couple parental et de l’emprise de la vérité biologique. De surcroît, ce renouveau est accentuée par l’amplification de fondements conceptuels. L’égalité et la place importante de l’affectif tendent à rapprocher les filiations. La démonstration de l’utilité de l’unification au travers de ses fondements permet sa réalisation. Celle-ci passe nécessairement aussi bien par une unification de l’établissement contentieux de la filiation que par une unification de l’établissement non contentieux.