Développement d'approches in vitro et in vivo, pour le ciblage de l'angiogenèse tumorale par thérapie génique à l'aide du gène suicide codant pour la nitroreductase d'Escherichia Coli
| Auteur / Autrice : | Malika Benouchan |
| Direction : | Bruno Maria Colombo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de l'ingénieur |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Paris 13 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La thérapie anti-angiogénique représente une stratégie pertinente pour le ciblage indirect des tumeurs. La stratégie des gènes suicides, utilisée dans nos travaux, associe le gène codant pour la nitroreductase d'Escherichia Coli (ntr) à une pro-drogue, le dinitrobenzamide CB1954. Cette pro-drogue sera métabolisée par l'enzyme NTR et des co-facteurs cellulaires, en un composé hautement cytotoxique. Une particularité de ce système est l'existence d'un effet de proximité ou effet bystander, qui va permettre une propagation des effets toxiques de la pro-drogue aux cellules environnantes non transfectées. L'ensemble de nos résultats démontre l'efficacité du système ntr/CB1954 pour induire un effet cytotoxique sur les cellules endothéliales in vitro. Nous avons pu également mettre en évidence le mode d'action du système, qui induit une apotose. Enfin, les résultats obtenus sur des cultures en trois dimensions nous suggèrent l'intervention d'un effet bystander, à travers la diffusion de la toxicité à partir des cellules endothétiales transfectées vers les cellules tumorales non transfectées suite au traitement par le CB1954. Dans la seconde partie de nos travaux, nous avons pu isoler deux clones celluleires ntr+ et démontrer la sensibilité de ces clones in vitro pour de la pro-drogue. Puis nous avons testé le clone qui a montré la plus grande sensibilité in vitro, sur des souris nude. Nous avons constaté une efficacité de la pro-drogue in vivo qui agit soit en augmentant la survie des souris lorsque les cellules ntr+ sont co-injectées avec des cellules de mélanome murin, B16-F10, soit en diminuant la croissance des tumeurs lorsque ces cellules sont injectées par voie intratumorale dans des souris porteuses de mélanomes. L'ensemble de ces résultats montre l'efficacité de la stratégie des gènes suicides et plus particulièrement du système ntr/CB1954 pour le ciblage des cellules endothéliales afin d'induire la destruction des cellules tumorales grâce à la diffusion d'un effet bystander.