Importance des hormones sexuelles dans l'établissement de la myasthénie chez la femme
| Auteur / Autrice : | Patrice Nancy |
| Direction : | Sonia Berrih-Aknin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Immunologie |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Paris 11 |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté de pharmacie (Châtenay-Malabry, Hauts-de-Seine) |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La myasthénie grave (MG) est une maladie autoimmune qui touche surtout des femmes dans la période féconde de leur vie. J'ai montré une surexpression des récepteurs aux œstrogènes dans les lymphocytes de malades et analysé les mécanismes de régulation par les œstrogènes (E2) de molécules impliquées dans la réponse autoimmune. J'ai observé que les œstrogènes entraînent une diminution d'expression de l'autoantigène, le récepteur de l'acétylcholine, des molécules CMH de classe II et plusieurs cytokines et chimiokines. Mes résultats suggèrent qu'un défaut d'E2 chez une femme peut être un élément prédisposant majeur dans l'apparition de la MG, surtout dans un contexte inflammatoire. Au cours de la MG, c'est l'équilibre subtil entre niveaux d'hormones et cytokines pro-inflammatoires qui régulerait la réponse autoimmune. Globalement, ce travail aura contribué à la compréhension du rôle des hormones sexuelles, et plus précisément d'E2 dans le déclenchement et/ou le maintien de la MG.