La violence domestique
| Auteur / Autrice : | Elise Gherson |
| Direction : | Roger Bernardini |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Nice |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Il aura fallu, l'été 2003, la fin tragique, abondamment médiatisée, d'une jeune actrice de talent, pour rappeler ce phénomène social trop occulté de la violence envers les femmes au sein du couple qu'elles forment avec leur mari ou leur compagnon. Cette violence insidieuse, diffuse ou brutale, occasionnelle ou fréquente, se manifeste sous des formes très diverses : psychologique, économique, physique. Allant de subtiles vexations à des coups qui, souvent, peuvent être fatals. Elle traduit chez son auteur, un homme dans la majorité des cas, un besoin de domination provenant le plus souvent d'un complexe d'infériorité dont les origines sont multiples. Puisant ses racines dans les relations inégalitaires entre homme et femme, elle constitue parfois une revanche à la perte de privilèges traditionnels. Contrairement à une idée reçue qui cantonne la violence conjugale dans les milieux défavorisés, la pauvreté et le manque d'instruction ne sont pas des facteurs significatifs. Ce phénomène n'épargne aucun pays et n'est pas le fait des pays les moins favorisés. Des organismes internationaux tels que le Conseil de l'Europe ont enfin pris conscience du problème. Dès le 26 mars 1985, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe adressait aux Etats membres une large recommandation sur la violence au sein de la famille, pour les inciter, notamment à sensibiliser l'opinion publique sur l'ampleur, la gravité et les traits particuliers des violences. . . En vue de lutter contre ce phénomène. Les pouvoirs publics nationaux ont longtemps tardé à réagir et à adopter des réglementations spécifiques en la matière qui sont encore inconnues dans de nombreux pays.