Thèse soutenue

Présence de la "chymie" dans la France du Nord, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle au premier tiers du XIXe : sa diffusion et son enseignement public et privé, son application aux Arts

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Auteur / Autrice : Gilbert Dalmasso
Direction : Bernard Joly
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire des sciences et techniques
Date : Soutenance en 2005
Etablissement(s) : Lille 3

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Au cours du XVIIIe siècle, la "chymie" connut une profonde évolution caractérisée par la découverte de nouveaux corps et les progrès de la "chymie pneumatique" qui aboutirent à la disparition du paradigme stahlien du phlogistique élaboré en 1697, dominant puis contesté par Lavoisier dès les années 1770, et par l'avènement d'une "nouvelle chymie". A ces avancées théoriques impulsées par l'Académie des sciences et le Jardin Royal dont furent membres et où enseignèrent des chimistes renommés, et diffusées dans les cours publics et privés, correspondit un développement de la "chymie appliquée aux arts". Dans le contexte politique, socio-économique et culturel de la France du Nord, administrée par les intendants royaux dans les généralités d'Amiens, Lille, Châlons, Rouen des médecins, apothicaires, professeurs et industriels disciples des chimistes parisiens contribuèrent, avec le soutien des Accadémies de leurs provinces créées entre 1750 et 1175, et des autorités politiques, à l'affirmation de la présence de la chimie comme science, indispensable aux arts et donc utile à la société : ils rédigèrent des mémoires et des traités, enseignèrent dans des collèges où leurs élèves de "physique" montraient leur savoir dans la "salle des actes" au cours des "exercices publics" ; ils donnèrent aussi des cours privés et publics et certains furent professeurs de "physique et chimie expérimentales" dans les Ecoles centrales de leur département, les Ecoles de médecine et de pharmacie. Par leurs travaux, souvent effectués à la demande du magistrat, de l'intendant et de la chambre de commerce, ils mirent leurs connaissances chimiques au service de l'agriculture, de l'industrie, de la médecine et de la pharmacie des provinces de Picardie, de Flandre, d'Artois et de Champagne