Thèse soutenue

Application des lipases pour la valorisation de l'acide docosahexaènoïque de la microalgue Isochrysis galbana

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Auteur / Autrice : Marie Devos
Direction : Françoise Ergan
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biophysiologie des organismes et des populations
Date : Soutenance en 2005
Etablissement(s) : Le Mans

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Les microalgues marines constituent une source de DHA (acide docosahexaènoique, C22 :6 3) encore peu valorisée. Cette étude porte sur l'enrichissement en DHA de phospholipides issus de la microalgue Isochrysis galbana par voie enzymatique. L'analyse des lipides microalgaux a montré que 75% du DHA total est contenu dans les phospholipides dont il représente 50% des acides gras. De plus, il a été montré que le DHA est principalement situé en position sn-2 au sein des phospholipides. Parmi 19 préparations de lipase, 3 ont été sélectionnées pour leur caractère discriminant envers le DHA au cours de l'hydrolyse des phospholipides, c'est-à-dire pour leur capacité à libérer efficacement tous les acides gras sauf le DHA. Il s'agit des lipases de Rhizopus oryzae et de Mucor javanicus d'Amano Enzyme Inc. (Royaume-Uni) et de la lipase de Rhizopus oryzae de DSM (Pays-Bas). Les meilleurs résultats ont été obtenus avec les 2 premières lipases : une proportion de DHA de 71% a été atteinte en 5 minutes de réaction et le rendement en DHA est alors de 98,9% et 92,1%, respectivement. Un temps de réaction de 3 heures permet d'atteindre une proportion maximale de DHA de 77%, au détriment du rendement en DHA. D'autre part, il a été démontré, grâce à une approche enzymatique originale, que le phénomène de migration du groupement acyle de la position sn-2 vers la position sn-1 a lieu de façon importante au cours de l'hydrolyse des phospholipides. On a pu déduire de ces résultats que le caractère discriminant envers le DHA d'une lipase dans nos conditions de réaction est dû à une typosélectivité contre cet acide gras et non à une régiosélectivité pour la position sn-1 des phospholipides. Enfin, au cours de cette étude, la présence d'une activité lipolytique endogène chez I. Galbana, jusqu'alors uniquement soupçonnée, a été confirmée. Elle est principalement active contre les phospholipides et le DHA est l'acide gras majoritairement libéré lors de l'hydrolyse des lipides endogènes. Il pourrait donc s'agir d'une phospholipase de type A2.