Thèse soutenue

Description et analyse sociolinguistique du sheng, langue mixte parlée à Nairobi (Kenya)

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Auteur / Autrice : Aurélia Ferrari
Direction : Bernard Caron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études africaines
Date : Soutenance en 2005
Etablissement(s) : Paris, INALCO

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette thèse consacrée à l'étude du parler sheng part de l'hypothèse qu'il s'agit d'un swahili véhiculaire qui, au contact de nombreuses langues (en autre, anglais et langues locales) et en l'absence d'un nombre important de locuteurs légitimes a permis en l'espace de 40 ans, l'émergence d'une langue urbaine hybride devenue langue première chez des enfants et des jeunes des quartiers pauvres. Il s'agira, par la description et la comparaison avec les autres systèmes linguistiques en contact, de prouver qu'il s'agit d'une langue à part entière possédant une structure propre. Cette structure est en partie mais non totalement fixée du fait de sa jeunesse et de son contact toujours permanent avec les langues qui en sont à son origine. L'analyse sociolinguistique exposera les pratiques, les représentations linguistiques et les vecteurs de la propagation du sheng, dont le rap local qui jouerait un rôle non négligeable. Cette thèse comporte également une analyse des types d'erreurs liées à la pratique du sheng dans les rédactions en swahili d'élèves des quartiers pauvres de Nairobi. Une analyse ici est entamée sur le fait que des situations en partie semblables bien que basées sur des langues totalement différentes peuvent engendrer des phénomènes plus ou moins comparables, d'où l'importance de la recherche sur les langues nouvelles hybrides telles le nouchi d'Abidjan, le francolof de Dakar ou l'hindoubill de Brazzaville.