Thèse soutenue

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Auteur / Autrice : Jérémie Boucher
Direction : Philippe Valet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Innovation pharmacologique
Date : Soutenance en 2004
Etablissement(s) : Toulouse 3

Résumé

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Toute dérégulation de la balance énergétique a pour conséquence une modification de la masse adipeuse. La diminution des apports énergétiques entraîne une mobilisation lipidique alors que l'ingestion excessive de substrats énergétiques a pour conséquence une mise en réserve de triglycérides dans les adipocytes existants (hypertrophie) ou dans les adipocytes recrutés " à cet effet " (hyperplasie). Les catécholamines sont de puissants régulateurs de l'activité adipocytaire (métabolique aussi bien que trophique) via l'activation des récepteurs adrénergiques (AR). Le contrôle de la lipolyse par les catécholamines dépend de la balance entre les récepteurs a2- et b-adrénergiques. L'étude du développement du tissu adipeux nécessite une intégration au niveau de l'organisme où les interactions cellulaires et humorales sont préservées. Pour cela, nous avons étudié des souris transgéniques dont la réceptivité adrénergique adipocytaire mime celle de l'Homme car il n'existe pas de modèle animal dont le tissu adipeux possède les caractéristiques du tissu adipeux humain (présence des a2-AR, absence des b3-AR). Chez les souris invalidées pour le gène codant le b3-AR, l'expression de l'a2-AR humain a été obtenue par injection d'un large fragment d'ADN génomique humain (>30 kb). Ce dernier a été choisi après criblage par cartographie enzymatique car il contient les régions régulatrices en amont (11 kb) et aval (18 kb) de la partie codante du gène a2C10 codant l'a2-AR. Le profil d'expression des a2-AR dans les tissus adipeux mime la répartition anatomique décrite chez l'homme. De plus, alors que ces souris ne présentent pas de phénotype particulier lorsqu'elles sont nourries avec un régime alimentaire standard, elles développent un surengraissement lorsqu'elles sont soumises à un régime riche en lipides. L'analyse de la cellularité du tissu adipeux de ces souris révèle une hyperplasie adipocytaire. Cependant, malgré l'obésité, les paramètres sanguins de ces animaux obèses ne reflètent aucun signe d'insulino-résistance. La mesure de la pression artérielle de ces souris n'a pas révélé d'hypertension. . .