Tomographie anisotrope haute résolution d'une frontière de plaque transformante : application à la Californie du Sud
| Auteur / Autrice : | Noémie Favier |
| Direction : | Sébastien Chevrot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sismologie |
| Date : | Soutenance en 2004 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Cette thèse développe une nouvelle théorie, celle des noyaux de sensibilité pour les paramètres anisotropes, qui permet de réaliser la première tomographie anisotrope tridimensionnelle haute-résolution en utilisant la biréfringence des ondes SKS. En utilisant la théorie de Born dans un milieu de référence homogène isotrope et pour des perturbations transverses isotropes dont l'axe rapide est dans le plan horizontal, les noyaux de sensibilité pour l'intensité du splitting sont dérivés de manière analytique. Pour l'étude de la lithosphère, l'influence des différents termes de champ lointain, moyen, proche et local des noyaux de sensibilité est discutée. Pour l'étude de l'anisotropie lithosphérique, tous les termes sont à prendre en compte, et surtout le terme de champ moyen dont l'importance est réelle jusqu'à une profondeur de l'ordre de la longueur d'onde utilisée. Pour des incidences faibles et un axe rapide horizontal, l'intensité du splitting dépend principalement de deux paramètres anisotropes gc et gs, liés à l'azimut et à la différence relative des vitesses des ondes S. En Californie, les mesures de l'intensité du splitting montrent des variations rapides à la fois de la direction de l'axe rapide et de l'amplitude de l'anisotropie. Les effets de fréquence finie doivent donc être pris en compte. En utilisant les noyaux de sensibilité, il est possible de construire un problème inverse et de déterminer la structure tridimensionnelle anisotrope de la région. Le modèle anisotrope obtenu, comparé à un modèle isotrope de la région montre que l'anisotropie est beaucoup plus forte et plus variable dans la lithosphère que dans l'asthénosphère. . .