Seigneurs, maisons et vacants : la Cerdagne du dixième au quatorzième siècle
| Auteur / Autrice : | Elisabeth Bille |
| Direction : | Benoît Cursente |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 2004 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 2 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Au regard de l'historiographie pyrénéenne, la maison constitue la cellule ordonnatrice des relations politiques, sociales et spatiales cependant que la montagne plie à ses contraintes le maillage de peuplement, les formes de l'habitat, les structrures familiales et les formes d'appropriation et de gestion du sol. Notre souhait a été de confronter ce schéma aux contingences des sources écrites et des lectures sur les sociétés féodales. Ancré dans un cadre chronologique large, Xe-XIVe siècle, l'enjeu de ce travail est d'interroger, à partir d'un dossier contextuel dédoublé entre chartes et actes notariés, les ressorts du jeu politique et social noué autour de ces maisons. Aux casae de l'an mil, qui se partagent entre casae déliées de tout lien seigneurial et casae soumises au servicium, succéda un maillage de cellules profondément informé par les relations féodo-vassaliques. A partir du milieu du XIIe siècle, l'omniprésence du manse est patente, alors que l'émergence et la consolidation de l'état princier et les transformations de l'économie bousculent les structures de la société. Les mutations des modes d'énonciation juridique, intervenues avec la pénétration du droit romain, remodèlent en profondeur l'énoncé des liens politiques et des droits sur les terres et les ressources sylvo-pastorales. Aux XIIIe et XIVe siècle émerge une élite de puissantes maisons qui contrôle la représentation au sein des communautés d'habitants, les institutions ecclésiales ou encore l'accès aux vacants.