Thèse soutenue

Croissance, ouverture et capacité d'absorption de la technologie : une analyse au travers des cas du Maroc et de la Tunisie

FR
Auteur / Autrice : Mohamed-Karim Abdellaoui
Direction : Jamal Bouoiyour
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 2004
Etablissement(s) : Pau

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Malgré un puissant corpus théorique, les vérifications empiriques des théories du commerce interdisent l’établissement d’un lien simple et direct entre politique d’ouverture et croissance. En soulignant le rôle des agents dans le processus de diffusion technologique, les nouvelles théories de la croissance insistent sur l’interaction du régime commercial et de la mobilisation du capital humain dans l’absorption de la technologie véhiculée par les échanges. Mais les soubassements de telles opportunités de développement demeurent encore mal cernés. Nous tentons d’éclairer le débat sous l’angle des données disponibles au Maroc et en Tunisie. A l’exception de la politique d’éducation, le contexte macro-économique dans lequel s’inscrit l’insertion accrue de ces économies dans la division internationale du travail montre que l’ouverture a été accompagnée par le même ensemble de réformes. Nous nous demandons dès lors, dans quelle mesure ce capital humain participe à la construction d’une capacité endogène d’absorption de la technologie véhiculée par les échanges. Nous procédons en deux temps. L’intégration dans le cadre d’une fonction de production de type Solow-augmentée, d’une décomposition du capital humain selon la structure des qualifications de la main-d’œuvre fait suite aux analyses macro-économétriques de long terme des comportements des variables d’ouverture aux imports, aux exports et du taux brut de scolarisation. Les tests économétriques soulignent le rôle moteur du capital humain pour la croissance au sein des deux économies. Ils démontrent toutefois une plus forte interaction de la population active la plus qualifiée dans le cas de la Tunisie qu’au Maroc