Thèse soutenue

L' exploration de la dimension personnelle dans la formation de l'enseignant algérien

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Auteur / Autrice : Mohammed Daoud
Direction : Rémi Hess
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Science de l'éducation
Date : Soutenance en 2004
Etablissement(s) : Paris 8

Mots clés

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Résumé

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Les obstacles que rencontrent les apprenants dans leur apprentissage provoquent des réactions de mécontentement. Les préoccupations didactiques, les phénomènes relationnels des situations éducatives deviennent une problématique. Dans cette relation éducative, l’enseignant est ramené à lui-même, à ses expériences de tout ordre. L’apprenant accède au sentiment d’identité en étant reconnu par l’enseignant. A cet effet, et à travers l’écriture ou une personne effectue elle-même un travail d’écriture de son histoire, une forme d’auto-maieutique considérée comme méthode pédagogique avec image suscitant la réflexion intellectuelle ( J. L LE GRAND) ou on se laisse questionner sur les différents moments de sa biographie comme l’a si bien dit Rémi HESS dans son ouvrage le sens de l’histoire « il s’agit de donner à travers la parole de soi, une cohérence et une finalité à sa vie, d’où émergent les termes d’un prolongement de la théorie lefebvrienne des moments ». A travers mon écriture autobiographique on y trouve beaucoup plus de moments de tristesse que des moments de joie, des frustrations diverses et multiples, un vécu familial traumatisé par la guerre d’algérie, une scolarité perturbée, une jeunesse abandonnée, une vie conjugale instable, un vécu professionnel à forte turbulence, un vécu politique sans aucun sens et enfin des moments de voyage pour évasion. Tel est l’odyssée d’un enseignant algérien. Est-ce que l’écriture autobiographique a une portée thérapeutique ? Personnellement, je dirai « oui ». Comme l’avait écrit Rémi HESS à la lumière des réflexions de Christine Delory- Momberger, la construction des moments s’inscrit dans une dynamique (regréssive-progréssive), ce qui signifie pour l’auteur « de remonter dans le passé pour trouver les moments décisifs, et revenir ensuite au présent pour tenter d’envisager un futur permettant à une collectivité malade de s’accepter dans sa compléxité douloureuse, et donc partir de l’avant. ». C’est en quelque sorte, disait Rémi HESS « l’histoire de la vie change la vie ». Outre mon histoire de vie comme révélatrice d’une génération par rapport à la formation en algérie, j’ai fait une recherche statistique sur l’éducation et la formation en algérie qui montre que le système éducatif en algérie est en nette régression et que le remède serait une réforme en profondeur.