Un lieu balzacien : le boudoir : topocritique de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac
| Auteur / Autrice : | Jean-François Richer |
| Direction : | Jacques Neefs, Stéphane Vachon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature française |
| Date : | Soutenance en 2004 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
Mots clés
Résumé
Suivant une approche ''topocritique'', cette thèse examine le roman balzacien en faisant l'étude systématique d'un de ses lieux clés : le boudoir. A la fois rond et carré, ouvert et fermé, les boudoirs de La Comédie humaine amalgament des postulats esthétiques et architecturaux puisés à la fois dans l'imaginaire des Lumières et dans celui du siècle romantique. Quatre thèmes principaux règlent leur scénographie. Héritiers des boudoirs à ''machines'' du siècle précédent, les boudoirs balzaciens sont des espaces trompeurs : leur mensonge, cependant, relève d'une stratégie du langage. L'intimité au boudoir fait aussi l'objet d'une surveillance constante : le tiers, en espionnant, provoque la suite du récit. La conquête amoureuse, dans le boudoir, achoppe. Les personnages masculins sont forcés au silence, à la bouderie et la pulsion initiale du désir se convertit en pulsion auto-destructive : la mort des boudeurs est souvent figurée par la métaphore du poison