Thèse soutenue

Dosages immunoenzymatiques plasmatiques et intracellulaires des antirétroviraux anti-VIH : développement et applications

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Auteur / Autrice : Stéphane Azoulay
Direction : Danièle Duval
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Chimie
Date : Soutenance en 2004
Etablissement(s) : Nice
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences fondamentales et appliquées (Nice ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de chimie bio-organique (Nice)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le développement de méthodes de mesures, adaptées au suivi thérapeutique, des molécules utilisées en thérapie anti-VIH doit permettre d'optimiser l'administration des anti-rétroviraux, d'assurer une meilleure efficacité des traitements et de limiter les effets secondaires. Nous avons développé des dosages immunoenzymatiques (EIA) de l'efavirenz, de la névirapine et du lopinavir. Nous avons synthétisé les immunogènes nécessaires à l'obtention d'anticorps spécifiques par introduction sur ces molécules d'un chaînon possédant une fonction acide carboxylique puis couplage avec la KLH et l'AChE pour obtenir les immunogènes et les traceurs correspondants. Les anticorps anti-EFZ bien que d'une grande sensibilité reconnaissent des métabolites présents dans le plasma des patients et le dosage n'a pas été finalisé. Les anticorps anti-NVP et anti-LPV ont permis la mise au point d'un EIA d'une grande sensibilité (limite de détection < 500 pg/mL). Ces dosages ont été appliqués à la détermination des taux plasmatiques et intracellulaires. Les résultats montrent : qu'il n'y a pas d'accumulation de la NVP ou du LPV à l'intérieur de la cellule, une grande variabilité interpatient et une absence de corrélation entre les concentrations extra- et intracellulaires qui soulignent toute l'importance du dosage intracellulaire pour le suivi thérapeutique. Par ailleurs, à l'aide de ces dosages nous avons montré que les inhibiteurs de protéase s'accumulent de façon dose dépendante dans les cellules adipeuses de différents modèles murins et dans un modèle adipocytaire humain (hMADS). La synthèse de sondes de fluorescence nous a permis de localiser ces drogues notamment dans les gouttelettes lipidiques.