Effet de la L-Dopa et de la stimulation pallidale interne et subthalamique sur les variations de synchronisation des rythmes électrocorticaux liées au mouvement volontaire dans la maladie de Parkinson évoluée
| Auteur / Autrice : | David Devos |
| Direction : | Luc Defebvre |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Neurosciences |
| Date : | Soutenance en 2004 |
| Etablissement(s) : | Lille 2 |
Résumé
Dès le début de la maladie de Parkinson, l'altération de la préparation motrice pourrait être révélée par une diminution de la latence de désynchronisation du rythme mu liée au mouvement correspondant à une activation anormale du cortex sensorimoteur primaire controlatéral. Après le mouvement, une réduction d'amplitude de la synchronisation du rythme bêta a été observée au niveau de la même région et pourrait être en rapport avec une altération de la désactivation corticale. Nous avons évalué la progression de ces anomalies chez les parkinsonien évolué, l'effet de la L-Dopa et de la stimulation pallidale interne et subthalamique sur celles-ci. Le score de handicap moteur diminuait de 60% sous L-dopa comme sous stimulation subthalamique et de 40% sous stimulation pallidale interne. La latence de désynchronisation centrale controlatérale pendant la préparation et la désynchronisation centrale bilatérale pendant l'exécution du mouvement augmentaient sous L-Dopa et sous stimulation subthalamique, avec parallèlement une diminution de la latence de désynchronisation frontocentrale. En revanche, la latence centrale controlatérale n'était pas améliorée par al stimulation pallidale interne. La synchronisation bêta augmentait sous L-Dopa et sous stimulation subthalamique. Les paramètres électrophysiologiques et cliniques semblaient inversement corrélés suggérant une détérioration de l'activation et de la désactivation corticale avec l'évolution de la maladie et une restauration partielle sous traitement en relation avec l'amélioration des signes cliniques. La L-Dopa et la stimulation haute fréquence restaurent le pattern normal d'activité oscillatoire corticale en diminuant l'hyper synchronisation de basses fréquences; ce mécanisme interviendrait au niveau des ganglions de la base dans l'intégration sensorimotrice impliquée dans le contrôle du mouvement.