Thèse soutenue

L' éthique de la tempérance : les liens réciproques et la synergie entre médecins, philosophes dans la formation de l'idéal de l'homme tempéré à l'époque impériale romaine

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Auteur / Autrice : Martino Menghi
Direction : Danielle Gourevitch
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire romaine
Date : Soutenance en 2004
Etablissement(s) : Paris, EPHE
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : École pratique des hautes études. Section des sciences historiques et philologiques (Paris)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Mario Vegetti

Résumé

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Le présent travail est consacré à la formation de l'idéal de tempérance aux cours des deux premiers siècles de notre ère. Nous avons commencé par reconstruire la notion de tempérance dès sa première apparition dans la culture de la polis classique et telle qu'elle a été élaborée par Platon et Aristote. Dans le deuxième chapitre nous nous sommes occupé de l'éthique des philosophies héllénistiques qui, surtout par la voix des épicuriens et des stoïciens, prêchent la liberté psychologique de l'homme des passions les plus redoutables, telle que la colère, l'envie, l'ambition, le désir de richesse et de pouvoir, ou la soumission au plaisir de l'eros et de la table. On a pu constater que l'enseignement de ces philosophes se répand à Rome, où Lucrèce, Cicéron, Sénèque, Epictète, et d'autres philosophes approfondissent le sujet. Dans le troisième chapitre, nous nous sommes consacré à l'influence des mêmes notions sur des intellectuels qui n'étaient pas des professionnels de la philosophie. Parmi ceux-ci, il y a naturellement, les médecins, auxquels nous avons consacré le chapitre suivant. On a vu ainsi comment Galien s'empare d'un grand savoir à la fois philosophique et médical afin de se présenter comme le tuteur de la santé tant physique que morale de l'humanité. Et on suivi la formulation de son idéal de santé qui va toujours dans la direction de la tempérance à laquelle son patient, à savoir l'humanité entière, se doit conformer. On a finalement consacré un chapitre conclusif aux propositions éthiques de deux grands du christianisme, Saint Paul et Tertullien.