Thèse soutenue

Modélisation de la propagation d'un feu de végétation par thermographie infrarouge

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Auteur / Autrice : Frédéric Rinieri
Direction : Jacques-Henri Balbi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Énergétique
Date : Soutenance en 2004
Etablissement(s) : Corte

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Ce travail porte sur l'utilisation d'une caméra infrarouge pour la détermination des paramètres d'un modèle de propagation semi-physique. Pour cela, un modèle de propagation simplifié a été développé. Ce modèle est une simplification du modèle de propagation d'un feu de litière développé par l'équipe '' feux '' de l'Université de Corse. C'est un modèle à une équation représentant de manière globale les échanges entre la zone de combustion et son environnement immédiat. Il est qualifié de semi-physique car il a un noyau physique et contient une part d'empirisme pour l'identification des paramètres. La température est une variable importante pour notre démarche, il faudra connaître ses variations au cours du temps. Jusqu'à présent la température était mesurée par thermocouple. Notre équipe s'oriente vers un passage à l'échelle du terrain. En sachant que nos paramètres sont liés aux dimensions du feu et dans un but opérationnel, une simplification du modèle ainsi que de la méthode d'identification est donc nécessaire afin d'avoir un temps de calcul inférieur au temps réel. Cependant l'utilisation de thermocouples pour la mesure des températures présente des inconvénients évidents. C'est pour cette raison que l'emploi d'une caméra infrarouge paraît plus adapté. La caméra utilisée pour cette étude est une caméra matricielle. Elle fournit des données de sorties appelées niveaux numériques DL proportionnels aux flux. Une des difficultés rencontrées lors de mesure par thermographie est la conversion de niveau numérique en température. En effet, pour établir cette correspondance, il existe un formalisme qui découle de la loi de Planck. Une méthode originale a été proposée pour la mesure de température des flammes. Ainsi, pour une gamme de température ou une configuration donnée de la caméra infrarouge, nous pouvons représenter la réponse de l'appareil par une loi en T4 proportionnelle aux niveaux numériques. Cette conversion a été testée pour plusieurs types de flamme ce qui a permis de montrer qu'une caméra infrarouge peut-être utilisée comme mesureur de température dans le suivi de feux réels. Dans les flammes, il y a des zones de température quasi-constante, les paramètres de notre relation sont donc inchangés. Le calcul de la température de flamme pour quelques végétaux, nous a permis de valider notre relation de conversion des niveaux numériques en température. Cette température dépend de la concentration de dioxygène. Pour la déterminer, lors d'une réaction de combustion, le modèle stoechiométrique ne convient pas, les températures sont surestimées. Une évolution d'un modèle adiabatique est donc proposée, en tenant compte de l'excès de dioxygène contenu dans une forme géométrique conique. Ce modèle adiabatique amélioré est appliqué et validé par l'éthanol et quelques végétaux.