Thèse soutenue

Etude structurale des birnavirus : identification des déterminants d'antigénicité, de virulence et d'assemblage : mise en évidence d'un lien évolutif entre virus à ARN(+) et à ARN double brin

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Auteur / Autrice : Fasséli Coulibaly
Direction : Félix Rey
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques
Date : Soutenance en 2003
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne)

Mots clés

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Résumé

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Les birnavirus occupent une place particulière parmi les virus icosaédriques non enveloppés. Ils sont à la fois proches des Reoviridae par leur organisation génomique et leur capside T=13 et proches de virus à ARN positif par leurs stratégies réplicatives et de morphogenèse. Ce travail présente la structure de particules subvirales à symétrie icosaédrique T=l de l'IBDV. Ces particules de 260 A de diamètre se composent de 60 sous-unités de la protéine d'attachement du virus, VP2. Celle-ci se replie sous la forme de deux domaines jelly rolls perpendiculaires reposant sur une base riche en hélices α. Le jelly roll radial forme des projections trimériques (domaine P) sur la particule et apparaît comme un domaine priviligié d'interaction virus-hôte: il porte l'ensemble des épitopes de neutralisation ainsi que les déterminants de virulence et de tropisme cellulaire. Le jelly roll tangentiel assure la surface (domaine S) icosaédrique continue de la particule. Enfin, le domaine riche en hélices α tapisse l'intérieur de la particule (domaine B) offrant ainsi une surface d'interaction interne avec d'autres constituants viraux tels que l'ARN ou VP3. En particulier, ce domaine forme un tonneau d'hélices α susceptible de participer à la sortie des ARN viraux par l'axe 5. De plus, la comparaison structurale de VP2 avec d'autres capsides de virus à ARN suggère que les birnavirus pourraient constituer un chaînon évolutif reliant les virus à ARN(+) assez simples aux virus à ARN double brin plus complexes. Enfin, la transposition des résultats obtenus sur VP2 à la particule virale complète montre la présence d'une différence conformationnelle importante. Nous proposons donc un modèle de la morphogenèse virale où le rôle régulateur de VP3 passe par une interaction VP3-VP2 induisant une trans-conformation de VP2.