Thèse soutenue

L'interacteur : paramètre ou maître à bord ? La place de l'interacteur dans les installations artistiques numériques

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Auteur / Autrice : Anne-Gaëlle Baboni-Schilingi
Direction : Jean-Louis Weissberg
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'information et de la communication
Date : Soutenance en 2003
Etablissement(s) : Paris 8

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Pour l'essentiel cette thèse porte ainsi sur un des éléments semble-t-il le moins étudié de la communication artistique - si ce n'est dans l'approche très particulière et ciblée de la proxémique - celui de la place du récepteur, et plus particulièrement dans la situation spécifique de l'installation artistique interactive. Dans cette perspective, notre recherche s'arrête tout d'abord sur la notion de perception et de réception, pour analyser ensuite la place du récepteur de l'œuvre d'art à travers les exemples de l'art plastique, de la musique, de la littérature et du théâtre. Nous abordons ensuite la notion d'installation : forme d'art aux multiples acceptions, comment peut-on la définir ? Quelle place occupe le spectateur dans l'installation ? Dans quelles conditions perceptives se trouve-t-il ? Les réponses que nous apportons à ces interrogations nous permettent ensuite d'aborder plus spécifiquement le cas de l'œuvre numérique, que nous commençons par définir à travers ses caractéristiques principales. La question de la place du récepteur dans l'espace numérique est alors analysée de façon à esquisser quatre profils-types d'interacteurs. Enfin, notre recherche s'achève sur une analyse de la place de l'interacteur à travers quelques exemples d'installations artistiques numériques. Nous concluons sur le fait qu'à travers l'utilisation de l'interactivité, la place conceptuelle du spectateur est totalement changée : d'admirateur inférieur, il devient apprenti, collaborateur. Or, c'est cette place conceptuelle que, fondamentalement, déterminent les places physiques par lesquelles elle est concrétisée. Reprenant les théories de Guy Debord, nous affirmons enfin que la création numérique interactive dévoile, dénonce, amplifie, met en évidence, met en scène une autre des évolutions de la société du spectacle, la transformation de l'événement en objet, la marchandisation totale de l'événement.