Etude et édition critique de la version longue du ''Bestiaire'' attribué à Pierre de Beauvais
| Auteur / Autrice : | Craig Alexander Baker |
| Direction : | Philippe Ménard, Mary B. Speer |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études médiévales |
| Date : | Soutenance en 2003 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Résumé
Les manuscrits médiévaux attribuent la Version longue du Bestiaire à Pierre de Beauvais. En interrogeant les œuvres qui peuvent être sûrement attribuées à Pierre, il est possible de déterminer approximativement sa période d'activité (1180-1218) et de définir un certain nombre de traits importants de ses méthodes de travail. Les indices chronologiques et les rapports entre les deux rédactions du Bestiaire permettent d'affirmer que la Version courte date d'avant 1206 et a été composée par Pierre. Une étude attentive des sources de la Version longue (Le Lucidaire, La Lettre du Prêtre Jean, L'Image du monde de Gossouin de Metz) et de la manière dont celles-ci ont été exploitées, en revanche, conduit à conclure que cette deuxième rédaction date des années 1246-1260 et qu'elle n'est pas de Pierre de Beauvais. Cette conclusion est confirmée par l'étude comparative des deux versions, qui révèle d'importantes différences. Tout en concentrant nos efforts sur les deux versions du Bestiaire, nous avons également cherché à situer le bestiaire par rapport aux autres discours du savoir au XIIIe siècle, notamment l'encyclopédie et l'exégèse. Quoique proche de ces deux derniers genres, le bestiaire possède sa propre spécificité et ne saurait se confondre ni avec l'un ni avec l'autre. Notre édition est la première édition critique de cette version du texte. Elle est basée sur les cinq témoins manuscrits actuellement connus et accessibles, ainsi que sur l'étude approfondie de la tradition manuscrite, depuis le Physiologus et la Version courte jusqu'au Bestiaire d'amour de Richard de Fournival. L'édition est complétée par de copieuses notes textuelles, des index d'animaux et de noms propres et un glossaire. Une transcription du manuscrit de Malines, le meilleur témoin de la Version courte, est donnée en annexe. Notre nouvelle édition du texte et l'étude que nous lui consacrons visent à permettre une meilleure compréhension de cette œuvre importante et de sa place dans les évolutions intellectuelles et littéraires qui ont marqué le XIIIe siècle.