Thèse soutenue

Suites de consonnes en berbère : phonétique et phonologie

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Auteur / Autrice : Rachid Ridouane
Direction : Annie Rialland
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Phonétique, phonologie
Date : Soutenance en 2003
Etablissement(s) : Paris 3

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Nous avons traité dans cette étude de certaines caractéristiques phonétiques et phonologiques des suites de consonnes en chleuh. Dans ce dialecte berbère, certains mots peuvent contenir uniquement des obstruantes sourdes (e. G. TsskSftstt " tu l'a séchée "). Il permet aussi différents types de géminées dans différentes positions. La première partie de cette thèse traite de la gémination. Nos analyses acoustiques montrent que la durée est le paramètre principal distinguant les simples des géminées. L'analyse fibroscopique révèle des différences notables entre les obstruantes en terme de mode et de lieu d'articulation. L'étude photoglottographique a permis de dégager des différences systématiques entre les simples et leurs contreparties géminées, principalement en terme d'amplitude d'ouverture glottale et en terme du rapport temporel entre les gestes glottaux et supraglottaux. En se basant sur nos résultats phonétiques et sur un ensemble d'argumentations phonologiques, nous avons présenté la géminée comme une seule position mélodique associée à deux positions prosodiques. Cette représentation rend adéquatement compte de l'incapacité des géminées à se spirantiser. Nous avons traité de deux aspects lors de l'analyse des mots sourds : le statut du chva et les ajustements laryngaux. Le premier aspect est intimement lié à la structure syllabique du chleuh. Nous avons fourni un ensemble d'arguments acoustiques, physiologiques et phonologiques qui montrent que le chva n'est pas un segment au niveau des représentations phonétiques. Toute consonne peut donc occuper le noyau de la syllabe même une occlusive sourde. L'analyse fibroscopique et photoglottographique des mots sourds a montré que les mécanismes qui gouvernent les variations d'aire glottale (le nombre et l'emplacement des ouvertures maximales de la glotte) sont principalement liés aux différentes propriétés segmentales d'une forme donnée.