Thèse soutenue

L'Eglise et la Cité, le trône et l'autel : étude du droit et des institutions ecclésiastiques de la Gaule du IVe au VIe siècle, 312-614, à partir des sources hagiographiques

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Auteur / Autrice : François Xavier Cavalli
Direction : Christian Bruschi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit
Date : Soutenance en 2003
Etablissement(s) : Lyon 3

Mots clés

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Résumé

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Ce travail se propose de faire l'étude des institutions et du droit de l'Eglise de Gaule du IVe au VIe siècle. Pour ce faire, nous nous focaliserons, dans une première partie, sur l'organisation et le fonctionnement internes de l'Eglise ; cela nous conduira à envisager la manière dont se faisait l'incorporation des nouveaux croyants ainsi que les procédures d'exclusion - excommunication et pénitence - à l'encontre des chrétiens coupables de fautes graves. Il conviendra ensuite de considérer successivement les rapports entre évêques, l'organisation hiérarchique du clergé au sein de l'église diocésaine, puis les différentes formes d'engagements que contractaient les lai͏̈cs pour se mettre au service de l'Eglise ou pour vivre l'appel du Christ. Ces données constitueront une base solide, indispensable pour appréhender, dans notre seconde partie, la place de l'Eglise au sein de la cité, et en premier lieu, pour envisager ses rapports avec les différents régimes politiques qui se succédèrent. S'agissant de la place qu'elle occupait dans la société civile, nous verrons toute l'autorité morale que les personnages religieux surent retirer de leurs occupations caritatives et, pour les plus éminents d'entre eux, de leurs activités judiciaires et politiques. Son autorité se trouva encore accrue par l'emprise, via son action moralisatrice et grâce au développement des nouvelles formes de piété chrétienne, de la religion catholique sur les esprits. Enfin, l'immensité du patrimoine ecclésiastique achève de démontrer comment l'Eglise devint l'un des principaux pouvoirs, tant sur le plan économique et social que politique, au sein de la société mérovingienne. L'ensemble de ces constatations nous permettra de conclure que, d'une manière générale, les institutions ecclésiastiques parvinrent à sauvegarder leur indépendance vis à vis du pouvoir séculier.