Thèse soutenue

Les effets des réformes des chemins de fer sur les performances : l'analyse des cas japonais et suédois

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Auteur / Autrice : Jae-Hoon Lee
Direction : Rémy Prud'homme
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences appliquées. Transports
Date : Soutenance en 2003
Etablissement(s) : Marne-la-vallée, ENPC

Résumé

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L'objectif poursuivi dans cette thèse consiste à apprécier les effets des réformes ferroviaires. Sur la base des résultats produits dans les deux pays (le Japon et la Suède) présentant différentes modalités de réforme en terme de régime de propriétés et d'organisation de l'infrastructure, nous avons analysé : 1) l'image des réformes sur les chemins de fer et 2) le lien entre telles réformes et la performance. Pour l'impact des réformes, nous avons estimé leurs effets '' nets '' dans chacun des deux pays, à travers cinq prismes : 1) la structure de production, 2) l'activité de transport, 3)la structure de coût, 4) la situation financière et 5) le lien avec l'Etat. Ensuite, nous avons évalué séparément pour chacun des deux pays l'efficience technique et la profitabilité, en utilisant une méthode DEA / AR avec facteurs exogènes. Les mesures de productivité de Malmquist des deux pays sont comparées avec celle des autres pays n'ayant pas mis en place de réforme, afin d'évaluer l'avantage de telles références. Les résultats font ressortir qu'une réforme ferroviaire n'accroît pas nécessairement la performance, et notamment qu'une réforme telle qu'elle réalise simplement la séparation de la gestion de l'infrastructure et la gestion de l'exploitation des services ferroviaires ne permet pas d'entraîner une progression de la performance. La différence significative dans les gains de performance dans les deux pays indique que les modalités de réforme affectent de manière importante la progression de la performance. La conséquence de la réforme en Suède invite également à interroger l'effet de la séparation de l'infrastructure et de l'exploitation. La séparation organique a contribué à la croissance supplémentaire de l'efficience, avec un niveau un peu moins de trois fois inférieures à celui enregistré au Japon. Ce faible effet indépendant du régime de propriété, ne semble pas donner une raison suffisante pour que la séparation de l'infrastructure et de l'exploitation puisse accroître de la performance. Les résultats de ce travail contribuent au débat sur les effets des réformes ferroviaires et permettent de reconsidérer les limites des explications théoriques. Le facteur trouvé dans ce travail c'est à dire une '' volonté politique '' pour créer une condition initiale en faveur de la réalisation des gains de performance, est celui qui était ignoré par les théories et travaux précédents sur le sujet. La supériorité des gains de performance observée au Japon, indépendamment de modalité de réforme adoptée, montre clairement l'importance de telle '' volonté politique '' afin de réussie la réforme ferroviaire.