Les Wedgwood : entre tradition familiale et paradigme industriel
| Auteur / Autrice : | Laurence Machet |
| Direction : | Bernard Gilbert |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Civilisation britannique |
| Date : | Soutenance en 2003 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
Mots clés
Résumé
En 1759, à l'aube de ce qui est communément nommé la Révolution Industrielle, Josiah Wedgwood fonde son entreprise de fabrication de céramique au cœur d'une Angleterre encore rurale. Héritier d'une tradition régionale et familiale, il s'applique alors à transformer ce qui jusque-là pouvait encore être qualifié d'artisanat en une industrie lucrative. Son entreprise lui fournit un champ d'expérimentation infini, tant sur le plan de l'organisation de la production que de la gestion du personnel ou des techniques de commercialisation innovantes qu'il met en œuvre avec son associé Thomas Bentley. Produit de l'époque des Lumières, dont il partage la foi dans le progrès universel, il tente de l'influencer en retour par son engagement humaniste sur des problèmes de société ou encore d'en façonner, avec une réussite inégale, le goût esthétique. Son héritage matériel et spirituel se révèle pourtant un lourd fardeau pour les générations suivantes, qui œuvrent cependant par tous les moyens à la survie de l'entreprise dans des conditions souvent extrêmement défavorables. La seconde partie du XXème siècle est une période clé dans l'histoire de cette entreprise qui entame alors son troisième siècle d'existence. Les mutations économiques et organisationnelles profondes qu'elle connaît depuis se posent comme le reflet de la période riche en bouleversements qui avait marqué sa création il y a 250 ans. Tout examen de la culture d'entreprise actuelle se doit d'intégrer ce passé.