Dissection génétique du rôle des catécholamines dans le comportement sexuel de Drosophila melanogaster
| Auteur / Autrice : | Charlotte Marican |
| Direction : | Jean-Marc Jallon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie |
| Date : | Soutenance en 2002 |
| Etablissement(s) : | Paris 11 |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Le comportement sexuel des drosophiles est déterminé génétiquement, il fait intervenir différents mécanismes de communication (chimique: phéromones, acoustique: chant et visuel) et des comportements plus simples (activité locomotrice). Il a de plus été démontré que les enzymes finales de la synthèse de la dopamine (DDC: dopa décarboxylas et TH:tyrosine hydroxylase) étaient produites sous la cuticule et dans le SNC. Dans un premier temps, la recherche s'est portée sur d'éventuelles différences des hydrocarbures cuticulaires dues à la présence ou à l'absence de dopamine. Pour cela on utilise des approches pharmacologiques et génétiques: des inhibiteurs d'enzymes de la TH sur des souches sauvages, des souches mutantes (Ddc ts) complémentées avec les composés qui leur font défaut et des souches mutantes au sein des gènes de structure: Ddc et pale. On observe alors une diminution corrélée de la quantité de dopamine et des hydrocarbures femelles spécifiques. Par la suite, nous avons montré que ce défaut, comparable à l'effet de la décapitation est compensé par une application topicale unique chez ces femelles. Dans un deuxième temps, différents aspects du comportement ont été analysé. Nous avons montré que les mouches mâles ayant une quantité de dopamine et de sérotonine réduite ont une plus faible réussite à la copulation, une plus faible activité locomotrice et un chant modifié. La dopamine semble donc impliquée dans la régulation du comportement sexuel chez la drosophile à différents niveau: production phéromonale, production acoustique et activité locomotrice. Enfin, une étude des variations de production phéromonale en fonction de la température réalisée sur deux souches sauvages de type Drosophila melanogaster permet de conclure à une augmentation de la production des hydrocarbures à longues chaînes avec l'augmentation de la température.