Thèse soutenue

Analyse intégrée de la diversité des communautés végétales dans les pelouses calcicoles de la basse vallée de la Seine

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Auteur / Autrice : Olivier Chabrerie
Direction : Didier Alard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques
Date : Soutenance en 2002
Etablissement(s) : Paris 11

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L'objectif de la thèse est de contribuer à l'étude (1) des facteurs contrôlant la diversité des communautés végétales à différentes échelles (2) et des relations entre la diversité et les processus écologiques impliqués dans le fonctionnement des écosystèmes. Les pelouses calcicoles de la basse vallée de la Seine ont été choisies comme modèle d'étude. Ce sont des milieux semi-naturels présentant une grande diversité biologique maintenue par le pâturage ovin. Consécutivement aux changements agricoles des années 1950, ces milieux, aujourd'hui abandonnés, sont le siège de colonisations par les ligneux et d'une diminution de la diversité. Dans une première partie, une analyse hiérarchique de la diversité (du régional au local) permet d'identifier une gamme de facteurs influençant la végétation à différentes échelles spatiales. A l'échelle de la vallée (100 km), les gradients climatiques et la fragmentation du paysage sélectionnent les assemblages d'espèces régionaux. A l'échelle d'un site (10 ha), les conditions stationnelles (topographie, orientation) et les interactions biotiques structurent les gradients floristiques des successions secondaires. Dans une deuxième partie, l'étude met en évidence le rôle de la banque de graines du sol et de la pluie de graines dans le renouvellement des espèces au sein des communautés. La banque de graines est moins riche en espèces et plus homogène que la végétation, mais elle contient en majorité des espèces pionnières participant à la régénération de la végétation après des micro-perturbations. La troisième partie est une approche expérimentale de la stabilité des communautés végétales (diversité et productivité primaire) soumises à différents régimes de perturbations (fertilisation, fauchage, brûlis, labour). Une perturbation appliquée sous forme de régime régulier (fauchage répété) devient un facteur de stabilité pour la végétation, alors qu'une perturbation intense et non répétée déséquilibre la communauté végétale.