Thèse soutenue

La bijouterie parisienne : 1860-1914

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Auteur / Autrice : Jacqueline Viruega
Direction : François Caron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire contemporaine
Date : Soutenance en 2002
Etablissement(s) : Paris 4

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Art décoratif parmi les plus brillants, la bijouterie est aussi un secteur économique fortement dépendant des modes et des marchés. Son histoire est liée à celle de Paris, qui, au XIXe siècle, fabrique et exporte l'essentiel de la bijouterie française. Cette étude en évalue les produits, les clientèles et les producteurs, entre 1860 et 1914. La période correspond aux mutations du secteur, identifiées dès le Second Empire, et à sa croissance, stoppée par l'entrée en guerre de la France. La demande de parures meilleur marché pousse les bijoutiers parisiens à offrir, en plus du luxe, de la fantaisie de fabrication soignée obtenue en petite série. En 1860, les bijoutiers " en faux " font 53% de leur chiffre d'affaires à l'exportation. La conservation de ces marchés oblige la Fabrique de Paris à une lutte opiniâtre contre la concurrence allemande. La filière de la bijouterie parisienne démontre la réussite de ses structures et de ses stratégies jusqu'en 1913, au moment où les exportations accusent une baisse importante. L'équilibre entre les marchés et les producteurs bascule peu à peu, les structures de la Fabrique ne résistant pas à la demande massive de quantité et de bon marché. Les entreprises survivantes se recentrent sur le haut de gamme. La qualité qu'elles ont maintenue a permis l'émergence des groupes du luxe comme LVMH à la fin du XXe siècle.