Le Dhūrtākhyāna (Histoire des coquins) de Haribhadra et les Dharmaparīkṣā (Examens du Dharma) de Hariṣeṇa et Amitagati
| Auteur / Autrice : | Jean-Pierre Osier |
| Direction : | Nalini Balbir |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études indiennes |
| Date : | Soutenance en 2002 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
Mots clés
Résumé
La raillerie et la satire à l'égard des dieux ne constituent pas chez les Indiens un moyen rhétorique privilégié de propagande. Les jaina n'échappent pas à cette règle, car ils proscrivent le rire lui-même. Pourtant, Haribhadra (VIIIe siècle) dans son Histoire des coquins en prākrit, Hariṣeṇa (Xe siècle) en apabhraṃśa, Amitagati (XIe siècle) en sanskrit, dans leurs Examens respectifs ont dérogé à cette règle canonique. Ces trois oeuvres constituent un corpus où la tendance satirique se fait jour de manière originale et diverse. La diversité se manifeste dans les trames narratives adoptées par Haribhadra et les deux autres auteurs, dont l'un se veut la réplique de l'autre. L'étude des formes littéraires originales ainsi que les rapports constitue l'un des probmèmes abordés ici : Haribhadra a repris un modèle satirique embryonnaire, légué par la tradition canonique ; Hariṣeṇa, suivi par Amitagati, a crée une sorte de roman religieux destiné à convertir les lai̤cs proches du Dharma jaina. La critique apologétique développée dans ce corpus permet de mettre en lumière la reception de la mythologie hindoue par les jaina :. . .