Thèse soutenue

La place des services dans la croissance : application à une petite économie ouverte, le Luxembourg

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Auteur / Autrice : Rodolphe Apparu
Direction : Alain Buzelay
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 2002
Etablissement(s) : Nancy 2

Résumé

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Du fait d'une tradition ancienne en économie, la relation des services à la croissance est considérée comme négative. Les services sont généralement dits être peu productifs et source d'inflation. Grâce aux apports de DE BANDT en France et de GRILICHES aux Etats-Unis, grâce également au développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, cette idée est de plus en plus remise en cause. La faible productivité constatée dans les services découle souvent des problèmes liés à la mesure de leur produit. Les outils utilisés pour apprécier la productivité dans le secteur manufacturier sont transposés au services alors qu'ils ne sont toujours pas adaptés pour mesurer le produit d'activités immatérielles. L'objet du présent travail est de mettre en place un modèles qui rende compte de la place des services dans la croissance. Nos travaux, qui s'inspirent de ceux de ROMER et de GROSSMAN et HELPMAN ne permettent pas d'identifier la place de chaque service dans a croissance, mais indiquent que, de manière globale, les services sont sources de croissance des quantités produites et du bien être des individus. Ce résultat n'est pas innovant car de nombreuses activités de service sont aujourd'hui réputées être moteur de croissance, comme le soutiennent GRILICHES, GORDON et DE BANDT. Notre apport est de présenter un modèle théorique qui justifie l'émergence des services à travers le comportement rationnel des producteurs (maximisation du profit) et des consommateurs (maximisation de l'utilité). Ce modèle est également utilisé pour percevoir l'impact de la dimension d'une économie sur la croissance. Sur la base d'une étude de cas du Luxembourg, il ressort que malgré la petitesse du marché domestique et de faibles ressources humaines, financières et naturelles, la petite dimension fournit parfois un cadre favorable à la croissance en raison d'un capacité d'adaptation plus importante que les économies de grande taille.