Thèse soutenue

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Auteur / Autrice : Céline Amiez
Direction : Jean-Paul Joseph
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences. Neurosciences
Date : Soutenance en 2002
Etablissement(s) : Lyon 1
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Jean-Paul Joseph

Résumé

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Dans la vie de tous les jours, résoudre rapidement les problèmes auxquels nous sommes confrontés et prendre des décisions rationnelles est crucial en terme de survie et de qualité de survie de l'organisme. Nous décrivons ici d'une part, un modèle animal de prise de décision et d'autre part, des données neurobiologiques sur le rôle du cortex orbitofrontal et cingulaire antérieur dans les prises de décision. Le paradigme expérimental est une tâche dans laquelle l'environnement est complexe et ambigu. Dans cette tâche, issue de la théorie des jeux, l'animal doit identifier, parmi deux cibles inconnues, celle qui délivre la plus grande quantité de récompense au terme d'un certain nombre d'essai. Cette identification est difficile car chaque cible dispense, à chaque essai, des récompenses variables avec des probabilités fixes. Les résultats comportementaux montrent que l'animal cherche et trouve la meilleure cible. Cette tâche permet ainsi d'étudier les bases neuronales de la prise de décision dans un environnement probabiliste. Les études neurobiologiques combinent enregistrements unitaires dans le cortex orbitofrontal (OFC) et cingulaire antérieur (ACC) ainsi que des inactivations transitoires au sein de l' ACC. Les résultats montrent le rôle de ces deux aires dans le traitement de la dimension récompense de la tâche. Le cortex cingulaire antérieur fixe des valeurs normatives à l'action. Il donne un objectif quantitatif pour la récompense. Cet objectif est la quantité de récompense moyenne correspondant au choix optimal. La connaissance de cette valeur (i. E. La "valeur du jeu") lui vient du conditionnement. L'animal l'a mémorisée et il l'a rappelle en début de tâche. Notre hypothèse est qu'elle lui permet de trouver la bonne solution. Ainsi, ces résultats et hypothèses précisent et raffinent l'idée selon laquelle les cortex de la ligne médiane exercent un contrôle "interne" de l'action