Thèse soutenue

Les plantes zoomorphes et anthropomorphes au Moyen Age

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Auteur / Autrice : Emmanuelle Pariaud-Seguin
Direction : Michel Pastoureau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Symbolique médiévale
Date : Soutenance en 2002
Etablissement(s) : Paris, EPHE
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : École pratique des hautes études. Section des sciences historiques et philologiques (Paris)

Résumé

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Les plantes zoomorphes et anthropomorphes qui peuplent l'univers mental et figuré de l'Occident médiéval sont encore méconnues et mal inventoriées, car elle évoluent dans un corpus vaste, au carrefour de plusieurs disciplines et dans des sphères géographiques temporelles et intellectuelles différentes. On les profane, en passant par les bestiaires, les herbiers, les encyclopédies, les récits historico-géographiques et les récits de voyages. Arbre aux bernacles, agneau végétal, mouton-plante ou Baromets, arbres du Soleil et de la Lune du Roman d'Alexandre, plantes anthropomorphes de l'iconographie religieuse, métamorphoses végétales ovidiennes forêt aux filles-fleurs du Roman d'Alexandre, et la plus célèbre des plantes anthropomorphes, la mandragore : les combinaisons sont multiples. Elles s'offrent avant tout dans les images, mais pas seulement. Derrière ces hybrides se cachent toujours un récit, une croyance, un système de pensée, sans lesquels nous ne pourrions les comprendre. De cet étonnant foisonnement se dégage un mode de représentation complexe associant le végétal à l'humain où à l'animal, au-delà de la simple variation décorative. Ces plantes nous éclairent ainsi de manière nouvelle sur la conception du merveilleux et de la nature, du point de vue artistique, philosophique, théologique et scientifique, et sur la notion de mélange des règnes au Moyen Âge et à la Renaissance