Thèse soutenue

Nécroses racinaires du pois causées par Fusarium solani (Mart. ) Sacc. F. Sp. Pisi (Jones) Snyd. & Hans. (Nectria haematococca Berk. & Br. , Mating Population VI) : connaissance de la maladie et diversité de la population pathogène

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Auteur / Autrice : Jean Sanssené
Direction : Michel SanchollePatrice Halama
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques fondamentales et appliquées. Phytopathologie
Date : Soutenance en 2002
Etablissement(s) : Littoral

Résumé

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Fusarium solani f. Sp. Pisi est l'agent de nécroses racinaires le plus fréquent du complexe parasitaire tellurique du pois. Avant d'engager un programme de sélection de variétés résistantes à ce parasite, deux axes de travail ont été privilégiés. Le premier concerne l'étude globale de la maladie, menée par expérimentations au champ, puis en conditions contrôlées semi-stériles. Le parasite attaque la plante lorsque la température dépasse 8°C, voire davantage en conditions séchantes. La nécrose est généralement centrée autour de la zone d'insertion des cotylédons. Par contre, en conditions séchantes, elle s'étend superficiellement sur toute la longueur de la racine, alors que la graine et l'épicotyle restent indemnes. La croissance de la plante est réduite lorsque la nécrose atteint le cylindre central, ce qui entraîne la dégradation du cambium et du phloème puis empêche l'extension du xylème. La gravité de l'attaque est bien représentée par la note de section nécrosée. La diversité de la population française de F. Solani f. Sp. Pisi est étudiée dans un deuxième temps, à partir d'une centaine d'isolats. L'appartenance à la population sexuelle MPVI est confirmée par séquençage et PCR-RFLP des ITSs et du gène d'ARN ribosomique 28S. Dans cette population, divers clones ont été identifiés, en combinant l'analyse des estérases et de l'extrémité télomérique. Certains présentent des caractères morphologiques communs utiles à leur identification. Au sein d'un clone, le pouvoir pathogène varie fortement entre les isolats. Trente génotypes de pois étudiés ont montré des différences selon leur niveau de résistance envers différents clones. Le choix du clone le plus fréquent en France s'impose donc pour les futurs travaux de sélection de variétés résistantes. Ce travail ouvre des perspectives d'étude des composantes du pouvoir pathogène de F. Solani f. Sp. Pisi, ainsi que des composantes de la résistance chez le pois.