Thèse soutenue

Contribution à l'étude de l'effet anti-oncogénique du récepteur SST2A de la somatostatine dans les cellules cancéreuses pancréatiques humaines

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Philippe Rochaix
Direction : Louis Buscail
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physiopathologie cellulaire, moléculaire, et intégrée
Date : Soutenance en 2004
Etablissement(s) : Toulouse 3

Résumé

FR  |  
EN

La somatostatine (SRIF) inhibe les sécrétions et la prolifération cellulaire. Cinq sous-types de récepteurs (sst1-sst5) couplés aux protéines G sont présents chez l’homme. Notre équipe a montré que sst1, SST2 et sst5 transmettent l’effet antiprolifératif de la SRIF, qu’il existe une perte d’expression de SST2 dans les adénocarcinomes pancréatiques (ADK P) et que son expression hétérologue induit une boucle autocrine par sécrétion de SRIF avec inhibition de la croissance et du pouvoir oncogénique des cellules. Nous avons tout d’abord recherché un effet anti-tumoral de voisinage induit par l’expression hétérologue de SST2. Dans un modèle établi chez la souris athymique, après xénogreffe des cellules d’ADK P humain BXP-3 exprimant ou non SST2, nous avons montré un effet anti-tumoral local et à distance avec baisse de la prolifération cellulaire, élévation de l’apoptose, élévation du SRIF sanguin et de l’expression de sst1 dans les cellules BXPC-3 non recombinantes. SST2 apparaît donc comme un candidat pour la thérapie génique des ADK P. Secondairement, nous avons développé un anticorps monoclonal spécifique de SST2, outil indispensable pour l’indication et le suivi d’une thérapie basée sur le transfert de SST2. Une protéine recombinante constituée des 71 AA C-terminaux de SST2A humain a servie à immuniser les souris. Un clone spécifique utilisable en immunohistochimie sur tissus fixés a ét produit. Dans le tractus digestif SST2 est exprimé fortement par les cellules principales fundiques et les entérocytes duodénaux. Dans les cellules endocrines son expression est forte dans les cellules a, à CCK et à gastrine, modérée dans les cellules b, faible dans les cellules d et nulle dans les cellules à VIP et sécrétine. SST2 est présent dans les neurones des plexus myentériques, les cellules de Cajal, l’endothélium des veines et des capillaires. SST2 disparaît dans les adénocarcinomes et persiste dans la majorité des tumeurs endocrines et stromales.