Thèse soutenue

Le syndrome de persistance des canaux de Müller : identification de mutations, effets moléculaires de mutations du récepteur de type II de l'AMH

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Auteur / Autrice : Liza Messika-Zeitoun
Direction : Jean-Yves Picard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Endocrinologie et interactions cellulaires
Date : Soutenance en 2001
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté de médecine (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne)
Jury : Président / Présidente : Micheline Misrahi
Examinateurs / Examinatrices : Micheline Misrahi, Maguelone G. Forest, Denis Vivien, Stanislas Lyonnet, Nathalie Di Clemente-Besse
Rapporteurs / Rapporteuses : Maguelone G. Forest, Denis Vivien

Résumé

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L'hormone anti-Müllérienne (AMH) appartient à la famille du Transforming Growth Factor β (TGFβ). Son rôle principal est d'entraîner, chez le fœtus mâle, la régression des canaux de Müller, ébauches de l'utérus et des trompes. Une déficience dans la voie de transduction de l'AMH cause une forme rare de pseudohermaphrodisme masculin caractérisée par une persistance des canaux de Müller (PMDS) chez des garçons normalement virilisés. Au début de ma thèse, le récepteur de type II était le seul élément connu de la voie de signalisation de l'AMH. On distingue deux formes de PMDS en fonction des taux d'AMH circulante estimés par dosage ELISA chez ces patients. Les patients dits « AMH négatif» ayant des taux d'AMH indétectables ou nuls ont généralement une anomalie du gène de l'AMH alors que pour les patients AMH positif» qui ont des taux d'AMR normaux, on suspecte une mutation du gène de son récepteur. La recherche systématique de mutations responsable du PMDS que nous avons effectué nous a permis de corréler les taux d'AMH sérique à des mutations des gènes de l'AMH ou de son récepteur. Nous avons également mis en évidence une délétion de 27pb au niveau du domaine kinase responsable de 25% des cas de PMDS et dont la détection aisée constitue maintenant la première étape de l'étude des patients« AMH positif». Nous avons ensuite réalisé une des premières études structure/fonction de mutations naturelles des récepteurs de la famille du TGFplus particulièrement l'étude de mutations analogue aux mutations dominante-négatives des récepteurs de la famille du TGFβ. L'une génère un récepteur tronqué de son domaine kinase et l'autre est une mutation faux-sens touchant un résidu clé du domaine kinase. La surexpression de ces récepteurs mutants entraîne un effet dominant-négatif in vitro sur deux gènes cibles de l'AMH. Cette étude dose-réponse nous a permis d'expliquer la discordance entre les effets de ces mutations in vivo et ceux obtenus in vitro.