Thèse soutenue

Étude biologique et comportementale de la guêpe Polistes (Megapolistes) olivaceus de Geer à l'île de la Réunion

FR
Auteur / Autrice : Pascal Theodora
Direction : Gilles Morel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie animale
Date : Soutenance en 2001
Etablissement(s) : La Réunion

Résumé

FR

La guêpe réunionnaise, Megapolistes olivaceus de Geer, est un insecte bien intégré dans la vie des habitants de l'île. En effet, ses larves, une fois grillées, constituent un mets très apprécié de la population locale. Toutefois malgré cet intérêt culinaire, les mœurs de cet insecte restent méconnues des consommateurs. Dans le cadre de notre étude, nous nous sommes attachés à déterminer les divers évènements biologiques qui marquent le développement des guêpiers au cours de leur cycle. En parallèle à cette exploration, nous montrons que la taille des nids est corrélée au mode de fondation des colonies. Ainsi, les nids pléométrotiques (plusieurs fondatrices) sont 5 fois plus grands que les nids haplometrotiques (une seule fondatrice). De même, l'environnement et plus particulièrement le facteur humidité, a une influence positive sur la taille des guêpiers. Ainsi, dans la région la plus humide de l'île (secteur Est) les nids haplométrotiques sont plus grands. En nous intéressant aux différentes stratégies reproductives qui apparaissent dans cette espèce, nous mettons en évidence 3 types de fonctionnement : - Fondation haplometrotique - Fondation pléometrotique débouchant sur une société polygyne - Formation de colonies polydomes et de nids satellites Concernant la troisième forme de stratégie reproductive, nous montrons qu'elle est le reflet de conflits reproductifs existant entre les différents membres de la colonie. Concernant les comportements individuels, nous mettons en évidence la présence de 3 castes comportementales : les inactifs, les contrôleurs et les récolteurs. Au vu des diverses stratégies reproductives exhibées dans cette espèce et suite à des expérimentations d'adoptions de couvain associées à des analyses chimiques de la signature cubiculaire des individus, nous mettons en évidence la présence d'une sélection de groupe au détriment d'une sélection parentale qui selon le modèle d'Hamilton devrait prévaloir chez les Hyménoptères sociaux. [Résumé de l'auteur]