Thèse soutenue

Le sujet poétique en question : Valeri Brioussov et Innokenti Annenski à l'épreuve de Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé

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Auteur / Autrice : Anastasia Igrievna Vinogradova
Direction : Jean-Michel MaulpoixGueorgui Konstantinovitch Kossikov
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langue et littérature slave
Date : Soutenance en 2001
Etablissement(s) : Lyon, École normale supérieure lettres et sciences humaines en cotutelle avec Moskovskij gosudarstvennyj universitet imeni M. V. Lomonosova

Résumé

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La thèse procède de la confrontation de l'oeuvre poétique de deux poètes russes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Attachés traditionnellement avec le mouvement du symbolisme, Valeri Brioussov (1893-1924) et Innokenti Annenski (1855-1909) aux deux poètes français qu'ils considèrent être leurs prédecesseurs et inspirateurs, Charles Baudelaire (1821-1867) et Stéphane Mallarmé (1842-1898). Au centre de l'analyse se trouve la problématique du sujet poétique (celui qui dit "je" dans le poème) et les modalités de la représentation de la subjectivité dans la poésie. La thèse se divise en trois parties : la première aborde la problématique étudiée par l'analyse des traductions des poèmes de Baudelaire et de Mallarmé effectuées par Brioussov et Annenski. Le premier mouvement du travail révèle la déformation générale que subit le texte français lors de sa transposition en russe. La partie suivante vise à expliquer cette infidélité à l'original par une divergence profonde qui oppose les modalités de la représentation du sujet dans la poésie d'Annenski et de Brioussov à celles que manifestent la poésie de Baudelaire et de Mallarmé. La troisème partie démontre que la différnce dans la représentation du sujet va de pair avec la diffrence du fonctionnement du mot poétique et que ces divergences sont cautionnées par la vision opposée de la poésie. Les conclusions auxquelles la thèse aboutit sont les suivantes l'omniprésence du sujet au niveau formel du texte ne fait qu'accentuer l'annéantissement que subit le "je" chez Annenski et Brioussov au niveau sémantique. Le "je" s'avère être prisonnier d'une Transcendance vide et frôle un "zero" ontologique à tous les niveaux de son être.