Thèse soutenue

Essai sur quelques formes de succession temporelle

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Auteur / Autrice : Xavier Lerner
Direction : Monique Castillo
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 2000
Etablissement(s) : Poitiers

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La durée peut être définie comme le réel lui-même se présentant sous forme d'évènements, de possibilités réelles et de répétitions apparentes. La succession temporelle est construite mentalement à partir de formes ou déterminations de temps-causes, occasions, facteurs de déclenchement, potentiels. . . Le temps se définit à la fois comme intuition pure, et comme système de déterminations permettant de comparer les durées, de les ordonner, de les mesurer. D'une part, les formes de la succession temporelle nous permettent de lier les diverses durées et de les construire. Mais d'autre part, ces formes procèdent de la pensée qui unifie les phénomènes et les homogénéise en vue de les mesurer ; cette pensée exige l'unité et de retenir des déterminations universelles de temps (unicité, homogénéité. . . ) qui peuvent être abusives. La présente étude, prenant en compte ce problème central, développe une hypothèse philosophique : la décomposition de l'idée originaire de durée en événement, possibilité réelle et répétition apparente aide à penser la nécessaire adaptation des formes de la succession temporelle à une de ses deux finalités, l'application à la diversité des durées, et à suspendre le jugement concernant des déterminations universelles de temps (homogénéité, unicité, continuité). La redéfinition du possible comme intuition élémentaire de la durée et concept souche de multiples formes de la succession temporelle peut ici contribuer au réexamen de la question de la validité de nos déterminations de temps.