Lire, écrire, transcrire : le travail des rédacteurs de cartulaires en Bas-Languedoc, XIe-XIIIe siècles

par Pierre Chastang

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Monique Bourin.

Soutenue en 2000

à Paris 1 .


  • Résumé

    Les cartulaires ont jusqu'à présent surtout été considérés comme des kopialbucher qui fournissent aux historiens la transcription de textes qui ne sont pas parvenus jusqu'à eux sous la forme d'originaux. Or, la copie de parchemins du chartrier dans un codex conduit, lorsqu'elle est suivie pas à pas, à saisir la signification culturelle et sociale de la fabrication de ces secondary records. En Bas-Languedoc, ils apparaissent dans les monastères bénédictins au cours de la décennie 1070, au moment où l'effort de construction de la seigneurie monastique, engagé depuis la fin du Xe siècle, a déjà largement porte ses fruits. Les cartulaires s'insèrent dans des dispositifs textuels et mémoriels complexes. La rédaction des codices conduit en effet les scribes à reconstruire un passé mythifié et contribué à produire une mise en ordre des espaces, du patrimoine et des réseaux de relation. Elle oblige également les contemporains à s'interroger sur les sources de l'autorité et singulièrement sur les relations que la mémoire d'une communauté entretient avec ses productions écrites. Au début du XIIe siècle, sont rédigés les premiers cartulaires de chapitres cathédraux, alors que le mouvement de régularisation et la séparation des menses canoniale et épiscopale contraignent les chanoines et les évêques à partager le patrimoine et les droits acquis au cours des siècles précédents. L'histoire propre à chacune des institutions déterminé la profondeur historique des cartulaires rédigés. Parallèlement, la pénétration progressive du droit savant et l'émergence du notariat public modifient profondément la relation que la société languedocienne entretient avec l'écrit. On assiste, au cours du XIIIe siècle, a une double évolution ; les dossiers des cartulaires, dorénavant rédiges par des notaires, ne s'intéressent qu'aux biens subissant des contestations. Les études notariales se sont substituées aux cartulaires dans la fonction de conservation des documents de la pratique. De plus, la culture juridique des rédacteurs les conduit à réexaminer la documentation passée à l'aune de leurs préoccupations contemporaines : de nombreux dossiers répondent à cette nouvelle logique, qui s'insère plus largement dans le contexte de mise en ordre des pratiques juridiques et sociales dont témoigne la rédaction contemporaine des coutumes.

  • Titre traduit

    Read, write, transcribe : the work of the writers of cartularies in Low-Languedoc (eleventh-thirteenth centuries


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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2001 par Éditions du CTHS à Paris

Lire, écrire, transcrire : le travail des rédacteurs de cartulaires en Bas-Languedoc, XIe-XIIIe siècles


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  • Détails : 3 vol. (774 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 399 ref.

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  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne. Fonds général.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 4288
  • Bibliothèque : Campus Condorcet (Aubervilliers). Grand Equipement Documentaire.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MMc 114
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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2001 par Éditions du CTHS à Paris

Informations

  • Sous le titre : Lire, écrire, transcrire : le travail des rédacteurs de cartulaires en Bas-Languedoc, XIe-XIIIe siècles
  • Dans la collection : CTHS-histoire , 2
  • Détails : 1 vol. (459 p.)
  • Notes : Sur la page de titre 2001, achevé d'imprimer et D. L. 2002, même isbn.
  • ISBN : 2-7355-0472-7
  • Annexes : Bibliogr. p. 431-455. Notes bibliogr.
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